Pour diviser un espace, faut-il toujours construire un mur ? Le Café de velours et de soie, conçu par Lilly Reich et Ludwig Mies van der Rohe pour une exposition berlinoise de mode féminine en 1927, propose une autre réponse. Le MoMA décrit un lieu organisé par de grandes surfaces textiles. Il faut donc observer davantage que les meubles : suspendre, courber et ménager un passage font aussi partie du projet. [2]
Le lien de Reich avec le textile n’est pas fortuit. Sa biographie publiée par la Bauhaus Kooperation rappelle sa formation en broderie et son travail à la Wiener Werkstätte à partir de 1908. Elle dirige ensuite des ateliers consacrés aux intérieurs, à la mode et aux expositions. Ces activités relient le matériau à l’espace habité. En 1920, elle devient la première femme membre du conseil du Deutscher Werkbund. [1]
Le commentaire du MoMA invite à imaginer le café comme un espace fluide, défini par les tissus plutôt que par une boîte rectangulaire. Le jaune doré, le velours sombre et la soie rouge lui donnent une présence concrète. Selon notre lecture éditoriale, une surface souple peut organiser une pièce sans devenir porteuse : elle oriente le regard et suggère une halte, sans soutenir le toit au-dessus de nos têtes. [2]
Essayons un exercice inventé par la rédaction. Dessinez une pièce vue du dessus, avec une table et deux chaises. Ajoutez une cloison fermée, puis remplacez-la par une ligne courbe laissant un passage. Comment le trajet change-t-il ? Où imagineriez-vous une conversation ? Nous ne mesurons ni l’isolation acoustique ni la sécurité. Nous distinguons une limite visuelle d’une barrière qui ferme réellement une partie de la pièce. [2]
La collection du MoMA conserve des dessins de Reich pour des espaces d’exposition à Barcelone en 1929 : vitrines, murs et surfaces de présentation. Chaque document rappelle l’importance d’une attribution précise. Sa collaboration avec Mies ne justifie pas de l’effacer, mais elle ne permet pas non plus de lui attribuer indistinctement chaque meuble visible sur une photographie. Un nom célèbre ne remplace jamais la fiche particulière d’un projet. [3]
L’illustration de cette lecture est une interprétation éditoriale, pas une reconstitution certifiée du café. La question qui nous intéresse reste ouverte : quels éléments transforment un espace en lieu ? Dans notre exercice, nous pouvons nommer le passage, l’abri, la couleur et la distance. Cette liste propose une manière de regarder ; l’histoire documentée demeure dans les dessins, les attributions et les sources du musée, à consulter séparément. [2][3]
À retenirChoisissez une pièce et dessinez seulement ses limites visuelles. Dans notre exercice, demandez-vous lesquelles exigent un mur et lesquelles pourraient simplement guider le regard.
Une idée, avec des mots simples
Lilly Reich concevait des intérieurs et des expositions : elle organisait les espaces que les visiteurs allaient utiliser. En 1927, elle travailla avec Ludwig Mies van der Rohe à un café dans une exposition de mode à Berlin. De grands rideaux de soie et de velours délimitaient les différentes parties du lieu. Le tissu ne décorait pas seulement un mur : il contribuait à créer l’espace. Voici un exemple inventé par la rédaction. Dessine une pièce et imagine un rideau courbe près d’une table. Laisse un passage ouvert. Par où entrerait une personne ? Où s’arrêterait-elle ? Le dessin distingue une limite visuelle d’un mur fermé. Il ne mesure pas le bruit qu’un rideau pourrait arrêter. [2]
Une petite découverte à retenir
Qu’avez-vous découvert ?
Lire les sources (3)
- Lilly Reich Bauhaus Kooperation · consultée le 12 oct. 2026
- Lilly Reich and Ludwig Mies van der Rohe. The Velvet and Silk Cafe. 1927 The Museum of Modern Art · consultée le 12 oct. 2026
- Lilly Reich: works in the collection The Museum of Modern Art · consultée le 12 oct. 2026
Texte et illustration originaux réalisés avec l’assistance de l’IA. Notre méthode éditoriale
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