Trois jambes fines, un corps rainuré et un vide pour accueillir un verre : Juicy Salif demande quelques secondes d’attention avant de se révéler presse-agrumes. Le Metropolitan Museum attribue cet objet de 1990 à Philippe Starck et au fabricant Alessi. Il y voit à la fois un ustensile et une présence sculpturale. La découverte tient à cette double lecture : reconnaître une fonction ne suffit pas à épuiser ce qu’une forme peut suggérer. [1]
La notice du Powerhouse permet de suivre le geste. Le jus descend directement dans le verre, sans traverser le filtre d’un récipient collecteur ; pulpe et pépins peuvent donc suivre. La silhouette comprend une tête allongée et trois appuis très hauts. Le vide sous l’objet n’est ainsi pas seulement une pause visuelle : il constitue l’espace opérationnel du verre. Regarder ce qui manque devient aussi utile que regarder ce qui a été fabriqué. [2]
L’exposition consacrée à Starck au MoMA PS1 en 1999 situait meubles et objets domestiques parmi des formes organiques et des évocations fantastiques. Inutile de transformer chaque produit en manifeste pour reconnaître cette démarche. On peut repenser un objet familier en demandant quelle image il évoque, autant que quelle action il permet. La ressemblance avec un petit visiteur spatial est ici notre interprétation ludique de sa silhouette, pas une explication technique de son fonctionnement. [3]
Imaginons une comparaison rédactionnelle : sur une table, un presse-agrumes à récipient et ce trépied. Dans le premier, nous chercherions immédiatement la partie collectrice ; dans le second, nous devrions ajouter un verre et choisir sa place. Ce n’est pas un essai comparatif, et la célébrité ne prouve pas une meilleure commodité. L’exercice sépare plusieurs questions : combien de jus obtenir, quoi nettoyer, comment comprendre le geste et quel objet garder à la vue. [1][2]
Les musées peuvent eux aussi souligner différents aspects du même objet : le Met insiste sur sa qualité sculpturale, le Powerhouse évoque son caractère novateur et controversé. Aucune étiquette unique n’est indispensable pour l’apprécier. Un ustensile peut faire sourire tout en méritant une évaluation pratique. Voilà une occasion de regarder la cuisine comme un ensemble de décisions : chaque prise, appui et espace libre oriente une action, même lorsqu’il paraît simplement décoratif. [1]
À retenirChoisis un ustensile connu et décris-le sans le nommer. Indique ensuite le geste qu’il permet et l’espace nécessaire. Ce petit exercice rédactionnel distingue reconnaissance, usage et imagination, sans désigner le meilleur objet.
Une idée, avec des mots simples
Juicy Salif est un presse-agrumes conçu par Philippe Starck et fabriqué par Alessi. Le musée Met le date de 1990. Son corps allongé possède des rainures et trois longues jambes. On place un verre dessous : le jus y descend directement. Aucun filtre de récipient ne retient la pulpe et les pépins. Sa forme peut évoquer un objet fantastique, mais cette ressemblance n’est pas sa fonction. Nous pouvons observer séparément le travail d’un ustensile et ce qu’il nous fait imaginer. Par exemple, regardons la place nécessaire pour le verre. Le vide fait partie du projet. La présence dans un musée ne prouve pas que ce soit le meilleur presse-agrumes pour tout le monde. [1][2][3]
Une petite découverte à retenir
Qu’avez-vous découvert ?
Lire les sources (3)
- Juicy Salif Lemon Squeezer, 1990 The Metropolitan Museum of Art · consultée le 5 nov. 2026
- Juicy Salif lemon squeezer by Philippe Starck for Alessi Powerhouse Collection · consultée le 5 nov. 2026
- Philippe Starck: Furniture and Objects — exhibition, 1999 MoMA PS1 · consultée le 5 nov. 2026
Texte et illustration originaux réalisés avec l’assistance de l’IA. Notre méthode éditoriale
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