« Natura enim non nisi parendo vincitur » : on ne maîtrise la nature qu’en lui obéissant, selon notre traduction. Francis Bacon écrit cette phrase dans le troisième aphorisme du premier livre du Novum Organum, publié en 1620. Le contexte est essentiel : juste avant, il relie connaissance et capacité à produire des effets. Il ne propose pas d’écouter une mystérieuse voix de la nature, mais de comprendre les causes et les conditions nécessaires à un phénomène. [1][3]
L’édition anglaise de 1858, traduite par James Spedding et ses collaborateurs, formule ainsi le passage : « Nature to be commanded must be obeyed ». La tension entre commander et obéir est voulue : une action efficace dépend de la compréhension. Nous reproduisons cette courte proposition avec un point final ; le latin continue par deux points et l’anglais par un point-virgule. Les traductions française et italienne de cette lecture sont celles de la rédaction. [1][2]
Le projet de Bacon dépasse la collection de faits curieux. La Stanford Encyclopedia of Philosophy décrit une réforme du savoir, avec des outils pour corriger les obstacles de la pensée. Dans l’aphorisme 46, Bacon remarque qu’une opinion adoptée nous pousse à privilégier les preuves favorables et à négliger les contradictions. C’est un avertissement sur notre manière de chercher : une réponse souhaitée peut influencer jusqu’au choix des questions que nous posons. [3][2]
Prenons un exemple explicitement imaginé par la rédaction. Vous avez deux pots et pensez qu’un emplacement favorise une plante. Avant de conclure, notez ce que vous voulez observer et les différences déjà présentes. Si vous changez simultanément emplacement, eau et terreau, quel changement comparez-vous réellement ? Nous n’attribuons pas cette expérience à Bacon et ne promettons aucun résultat botanique. Cette situation imaginaire sert simplement à rendre visible le problème des conditions de comparaison. [2]
Un second exercice rédactionnel consiste à tracer deux colonnes : ce qui soutient mon idée, et ce qui pourrait me la faire corriger. La seconde ne doit pas rester vide par principe. Cela ne transforme pas un carnet en recherche scientifique complète. Le programme de Bacon appartient au XVIIe siècle et ne correspond pas à toutes les méthodes actuelles. Il propose néanmoins une question utile : est-ce que je cherche à comprendre un phénomène, ou seulement à avoir raison ? [3][2]
À retenirAvant de modifier une situation, précisez quelles conditions vous semblent importantes et quelle observation pourrait vous contredire. Cette proposition rédactionnelle reste distincte de la citation de Bacon.
Une idée, avec des mots simples
Francis Bacon était un philosophe. Dans le Novum Organum, publié en 1620, il écrit une phrase latine que nous traduisons ainsi : on ne maîtrise la nature qu’en lui obéissant. Cela ne signifie pas qu’une plante donne des ordres. Pour produire un effet, il faut comprendre ses conditions et ses causes : ce qui permet à cet effet de se produire. [1][3][2]
Voici un exemple de la rédaction : vous voulez comparer deux pots. Si vous changez ensemble l’eau, le terreau et l’emplacement, il devient difficile de comprendre quelle différence compte. Bacon avertit aussi que nous pouvons chercher uniquement des preuves favorables à notre avis. Il est donc utile de demander ce qui pourrait nous faire changer d’avis. L’exemple des pots est de nous, pas de Bacon. [2]
Une petite découverte à retenir
Qu’avez-vous découvert ?
Lire les sources (3)
- Novum Organum, liber I, aphorismus III IntraText · testo di Francis Bacon · consultée le 8 oct. 2026
- Novum Organum, Book I · translation by James Spedding et al. (1858) Wikisource · Francis Bacon · consultée le 8 oct. 2026
- Francis Bacon · philosophy and the reform of knowledge Stanford Encyclopedia of Philosophy · consultée le 8 oct. 2026
Texte et illustration originaux réalisés avec l’assistance de l’IA. Notre méthode éditoriale
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